Vous allez reconnaitre les styles, donc inutile de préciser qui pose quoi.
Sa mère ici j'viens poser mes couilles, petite pute mon vécu vient contrer tes douilles/
Ici d'mon coeur j'vais montrer les fouilles, trop fort, j'fais même bouncer les sourds/
Si trop souvent j'suis coller à la crosse c'est qu'mon esprit est défoncé à l'alcool/
Depuis qu'j'ai l'rap j'suis opé à la prose, l'système à fait qu'des hoquet à ma cause/
Ma mère n'm'a jamais chanté d'chanson douce c'est pour ça moi j'me disais "vengeons l'crew"/
Pas d'éducation donc la vie et sa rançon m'pousse à dire à mes frères "rangeons l'pouce"/
Mais PUTAIN, j'vois ma vie ça m'écoeure, tant d'maux attendent dans la file de mes pleurs/
Trop d'fois la goutte mal-lacry m'éfleure, depuis l'début cette pute m'a appris qu'les peurs/
Un gamin perdu dans ce labyrinthe, dès l'début et l'forceps mon ame est acquise d'craintes/
J'suis pas un moine alors l'habit m'feinte, j'me demande pourquoi j'mène pas la vie d'saint/
L’espoir m'a ken avant qu'j'supute, j'm'la joue, mais en vrai j'suis faible autant qu'6 putes/
L'présent est mon passé, j'vois qu'ça dans l'futur, j'suis pas à la moitié et ça sent l'usure/
Petit j'étais trop dehors à 2 heures du mat, si jeune mais déjà occupé à doweuze du mat/
La mort, tu m'guettes, trop d'honneur tu m'flattes, quand y a pas trop d'beuz tu m'grattes/
Padre depuis qu'tu m'a pointé y a un truc d'cassé, y a qu'quand j'jouais au foot qu'tu m'voyais/
Depuis j'ai arrêté, on s'est éloigné, plus d'passé mais dans ma chambre tu m'as pas vu craquer/
Moi j'te vois comme un parrain d'la Cosa Nostra, dans nos relations y a une pose, t'la nota/
Pour protéger on m'a dit qu'les père sont là pour ça, toi non, j't'en veux, voilà pourquoi/
Ma mère elle m'a jamais lâché, c'est moi qui suis parti, ton coeur j't'l'avais haché/
Excuse moi, y parait j'suis lâche, oué, j'avoue, tant d'remords d't'avoir fais marcher/
D'mes couilles ici t'as vu l'autopsie, j'crois que j'ferai même peter la note aux psy/
C’est grave j'arrive même à choquer schizotopsie, j’tiens même si l’moral est pas au top aussi/
Qui a dit que l’argent ne faisait pas le bonheur, à ces deux là moi j’fais l’horreur/
Trop de maux au cœur, d’regards moqueurs, j’en peu plus d’attendre mon heure/
Tu penses à mettre fin à tes jours et voilà qu’il pleut des cordes, l’ironie d’la vie/
Depuis qu’la fin du tunnel j’ai perdu de vue, sur l’pas d’la porte le malheur attend ravi/
Je che-cra des rimes venues tout droit du cœur, voilà pourquoi elles sont teintées rouges/
Avec une poignée de rage, un style pure à double tranchant, le tout livré sans cirage/
Le mirage du bonheur je l’ai aperçu dans le désert du désespoir, mes rêves en diaspora/
Exilés vers une île inexplorée, où jadis ma joie de vivre dans un dernier effort soupira/
À ce qu’il paraît l’amour donnerait des ailes, mais les miennes devaient être en cire/
Elles ont fondues en approchant de ma flamme, j’me suis écrasé sans pouvoir m’ressaisir/
J’ai tenté de noyer ma tristesse dans mes larmes, pour faire de ma vie une œuvre d’art mais/
L’échec m’a fait sombrer dans l’alcool dare-dare, ma peine un voyage dépourvus d’arrêts/
Ma seule misère est intérieure, ma tète est le boat people des illusions de mon enfance/
Fuyant un lieu en phase, de devenir le cimetière des émotions trop longtemps enfoncées/
Pourquoi qu’à chaque fois que le suicide est à la porte, la plupart de nos amitiés partent/
Et celles qui restent sont épatés, c’est pas parc’que j’esquisse un sourire que ça va bien poto/
Le destin m’a distribué les mauvaises cartes, j’voulais une reine, pas une as qui écarte/
Trop d’estocades avec ces tocards qui traitent leur meuf sans respect comme un stock car/
Trop souvent l’hypocrisie m’étouffe, je suis comme un plongeur sans bouteille d’oxygène/
Dans ce monde à la haine j’suis sujet, alors j’en veux à mon père qui m’a fournit ses gènes/
Excuse moi p’pa pour le froid qui s’est installé entr’ nous, et qu’en plus je l’ai entretenu/
À trois ans vers toi je trottinais, maintenant je fais tout pour t’éviter sans aucune retenue/
M’man je te remercie pour tout, pourtant le monde où tu m’as mis est en perte totale/
Tu fais tout pour pas qu’sur la pente je m’étale, même si l’avenir veux que je parte en taule/
Soeurette, même si on a pas de lien de parenté, sache que je serai toujours la pour toi/
Prêt à tout pour qu’ton sourire n’soit pas qu’apparent, car le bonheur ne connaît pas la parité/
L’enfer on le vit chaque jour, le paradis n’est que la joie que provoque un répit/
Le malheur n’est jamais au repos, et grogne ton bien être comme un putain d’rapace/
Qui a dit que l’argent ne faisait pas le bonheur, à ces deux là moi j’fais l’horreur/
Trop de maux au cœur, d’regards moqueurs, j’en peu plus d’attendre mon heure/
Tu penses à mettre fin à tes jours et voilà qu’il pleut des cordes, l’ironie d’la vie/
Depuis qu’la fin du tunnel j’ai perdu de vue, sur l’pas d’la porte le malheur attend ravi/