28/08/1989 - 17/08/2005 : 2 Anges de Plus
28/08/1989:
J'ai les joues trempées comme si dans mon coeur il pleuvait//
Les meilleurs partent les premiers,j'croyais qu'ils bluffaient//
En ce jour s'est éteint,Une reine de grâce et d'élégance//
Maintenant c'est avec ton deuil qu'j'ai fait voeu d'allégence//
J'pensais avoir la vie facile mais j'ai grandit sans l'aisance//
Ton fils avance dans ce monde comme une voiture sans essence//
Morte car tu t'trouvais au mauvais endroit,au mauvais moment//
Et sur ces quelques lignes, c'est un fils qui pleure sa maman//
3 ans apres Tchernobyl on connait une autre grosse catastrophe//
Partie avec le sourire, y'as bien trop d'larmes dans ma strophe//
On m'as dit "Mika, ta mère ne r'viendras plus, faut s'y faire"//
Mais ils n'percoivent pas,qu'sur papier ma tristesse j'vocifère//
J'me demande encore comment j'pourrais acquitté cette dette//
La perte d'un être cher et des souvenirs hantant ma tête//
J'étais seul'ment a l'aube de ma vie, quand elle prit son envol//
Car dans la rivière de l'existence, j'te retrouverais en aval//
J'suis même pas adulte, et déja c'est mes parents qu'on prend//
Entrainés par le flot du Styx, c'est maintenant que j'comprend//
Qu'a la place de voir, ma petite soeur s'enfermer pour souffrir//
J'aurais preféré savoir qu'pour moi,les portes d'l'Eden allait s'ouvrir//
17/08/2005:
A peine remis de la premiere blessure, et c'est déja l'estocade//
Un arret cardiaque t'emporte loin du monde et de ses tocards//
J'suis aigri d'avoir a vivre dans une famille sans mon paternel//
Mais j'me console en sachant qu'dans mon coeur t'restra éternel//
Ta fille te pleure chaque soir, quand ses petits yeux se plissent//
Avec ses rares sourires, c'est les trous d'mon coeur qu'jretapisse//
Depuis ton décès, les saules pleurent et le Soleil est mal Luné//
J'pense souvent,que ce s'rait-il passé s'ton pacemaker s'était allumé?//
J'ai perdu mon repère, J'avance tel un marin sans sa boussole//
Tes sourires me manquent, comme t'voir partir avec ta bleusaille//
Malgré ton départ précoce, on n'oublierais jamais ta leçons//
Tu m'as appris à marcher seul, pour ne jamais mordre a l'Hameçon//
J'me surprend parfois à veiller la vitre,attendant qu'tu m'fasse signe//
En vain, mais sache qu'il n'y'a jamais que toi qui m'as fasciné//
Maintenant j'pose la plume, car ton départ l'as trop fait saigner//
J'n'oublierais jamais ton image ni c'que ton décès m'as enseigner//
J'suis même pas adulte, et déja c'est mes parents qu'on prend//
Entrainés par le flot du Styx, c'est maintenant que j'comprend//
Qu'a la place de voir, ma petite soeur s'enfermer pour souffrir//
J'aurais preféré savoir qu'pour moi,les portes d'l'Eden allait s'ouvrir//